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August 21 Ô fins d'automne, hivers, printemps trempés de boue, Endormeuses saisons ! Je vous aime et vous loue D'envelopper ainsi mon cœur et mon cerveau D'un linceul vaporeux et d'un vague tombeau. Dans cette grande plaine où l'autan froid se joue, Où par les longues nuits la girouette s'enroue, Mon âme mieux qu'au temps du tiède renouveau Ouvrira largement ses ailes de corbeau. Rien n'est plus doux au cœur plein de choses funèbres, Et sur qui dès longtemps descendent les frimas, Ô blafardes saisons, reines de nos climats, Que l'aspect permanent de vos pâles ténèbres, - Si ce n'est, par un soir sans lune, deux à deux, D'endormir la douleur sur un lit hasardeux. August 09
La tribu prophétique aux prunelles ardentes Hier s'est mise en route, emportant ses petits Sur son dos, ou livrant à leurs fiers appétits Le trésor toujours prêt des mamelles pendantes.
Les hommes vont à pied sous leurs armes luisantes Le long des chariots où les leurs sont blottis, Promenant sur le ciel des yeux appesantis Par le morne regret des chimères absentes.
Du fond de son réduit sablonneux le grillon, Les regardant passer, redouble sa chanson ; Cybèle, qui les aime, augmente ses verdures,
Fait couler le rocher et fleurir le désert Devant ces voyageurs, pour lesquels est ouvert L'empire familier des ténèbres futures.June 29
C'est ici la case sacrée Où cette fille très parée, Tranquille et toujours préparée,
D'une main éventant ses seins, Et son coude dans les coussins, Ecoute pleurer les bassins ;
C'est la chambre de Dorothée. - La brise et l'eau chantent au loin Leur chanson de sanglots heurtée Pour bercer cette enfant gâtée.
Du haut en bas, avec grand soin, Sa peau délicate est frottée D'huile odorante et de benjoin. - Des fleurs se pâment dans un coin.
June 19 Lorsque, par un décret des puissances suprêmes, Le Poète apparaît en ce monde ennuyé, Sa mère épouvantée et pleine de blasphèmes Crispe ses poings vers Dieu, qui la prend en pitié :
- " Ah ! que n'ai-je mis bas tout un noeud de vipères, Plutôt que de nourrir cette dérision ! Maudite soit la nuit aux plaisirs éphémères Où mon ventre a conçu mon expiation !
Puisque tu m'as choisie entre toutes les femmes Pour être le dégoût de mon triste mari, Et que je ne puis pas rejeter dans les flammes, Comme un billet d'amour, ce monstre rabougri,
Je ferai rejaillir ta haine qui m'accable Sur l'instrument maudit de tes méchancetés, Et je tordrai si bien cet arbre misérable, Qu'il ne pourra pousser ses boutons empestés ! "
Elle ravale ainsi l'écume de sa haine, Et, ne comprenant pas les desseins éternels, Elle-même prépare au fond de la Géhenne Les bûchers consacrés aux crimes maternels.
Pourtant, sous la tutelle invisible d'un Ange, L'Enfant déshérité s'enivre de soleil, Et dans tout ce qu'il boit et dans tout ce qu'il mange Retrouve l'ambroisie et le nectar vermeil.
Il joue avec le vent, cause avec le nuage, Et s'enivre en chantant du chemin de la croix ; Et l'Esprit qui le suit dans son pèlerinage Pleure de le voir gai comme un oiseau des bois.
Tous ceux qu'il veut aimer l'observent avec crainte, Ou bien, s'enhardissant de sa tranquillité, Cherchent à qui saura lui tirer une plainte, Et font sur lui l'essai de leur férocité.
Dans le pain et le vin destinés à sa bouche Ils mêlent de la cendre avec d'impurs crachats ; Avec hypocrisie ils jettent ce qu'il touche, Et s'accusent d'avoir mis leurs pieds dans ses pas.
Sa femme va criant sur les places publiques : " Puisqu'il me trouve assez belle pour m'adorer, Je ferai le métier des idoles antiques, Et comme elles je veux me faire redorer ;
Et je me soûlerai de nard, d'encens, de myrrhe, De génuflexions, de viandes et de vins, Pour savoir si je puis dans un coeur qui m'admire Usurper en riant les hommages divins !
Et, quand je m'ennuierai de ces farces impies, Je poserai sur lui ma frêle et forte main ; Et mes ongles, pareils aux ongles des harpies, Sauront jusqu'à son coeur se frayer un chemin.
Comme un tout jeune oiseau qui tremble et qui palpite, J'arracherai ce coeur tout rouge de son sein, Et, pour rassasier ma bête favorite, Je le lui jetterai par terre avec dédain ! "
Vers le Ciel, où son oeil voit un trône splendide, Le Poète serein lève ses bras pieux, Et les vastes éclairs de son esprit lucide Lui dérobent l'aspect des peuples furieux :
- " Soyez béni, mon Dieu, qui donnez la souffrance Comme un divin remède à nos impuretés Et comme la meilleure et la plus pure essence Qui prépare les forts aux saintes voluptés !
Je sais que vous gardez une place au Poète Dans les rangs bienheureux des saintes Légions, Et que vous l'invitez à l'éternelle fête, Des Trônes, des Vertus, des Dominations.
Je sais que la douleur est la noblesse unique Où ne mordront jamais la terre et les enfers, Et qu'il faut pour tresser ma couronne mystique Imposer tous les temps et tous les univers.
Mais les bijoux perdus de l'antique Palmyre, Les métaux inconnus, les perles de la mer, Par votre main montés, ne pourraient pas suffire A ce beau diadème éblouissant et clair ;
Car il ne sera fait que de pure lumière, Puisée au foyer saint des rayons primitifs, Et dont les yeux mortels, dans leur splendeur entière, Ne sont que des miroirs obscurcis et plaintifs ! " June 17
Avec ses vêtements ondoyants et nacrés, Même quand elle marche on croirait qu'elle danse, Comme ces longs serpents que les jongleurs sacrés Au bout de leurs bâtons agitent en cadence.
Comme le sable morne et l'azur des déserts, Insensibles tous deux à l'humaine souffrance, Comme les longs réseaux de la houle des mers, Elle se développe avec indifférence.
Ses yeux polis sont faits de minéraux charmants, Et dans cette nature étrange et symbolique Où l'ange inviolé se mêle au sphinx antique,
Où tout n'est qu'or, acier, lumière et diamants, Resplendit à jamais, comme un astre inutile, La froide majesté de la femme stérile.June 08
La sottise, l'erreur, le péché, la lésine, Occupent nos esprits et travaillent nos corps, Et nous alimentons nos aimables remords, Comme les mendiants nourrissent leur vermine.
Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches ; Nous nous faisons payer grassement nos aveux, Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux, Croyant par de vils pleurs laver toutes nos taches.
Sur l'oreiller du mal c'est Satan Trismégiste Qui berce longuement notre esprit enchanté, Et le riche métal de notre volonté Est tout vaporisé par ce savant chimiste.
C'est le Diable qui tient les fils qui nous remuent ! Aux objets répugnants nous trouvons des appas ; Chaque jour vers l'Enfer nous descendons d'un pas, Sans horreur, à travers des ténèbres qui puent.
Ainsi qu'un débauché pauvre qui baise et mange Le sein martyrisé d'une antique catin, Nous volons au passage un plaisir clandestin Que nous pressons bien fort comme une vieille orange.
Serré, fourmillant, comme un million d'helminthes, Dans nos cerveaux ribote un peuple de Démons, Et, quand nous respirons, la Mort dans nos poumons Descend, fleuve invisible, avec de sourdes plaintes.
Si le viol, le poison, le poignard, l'incendie, N'ont pas encor brodé de leurs plaisants dessins Le canevas banal de nos piteux destins, C'est que notre âme, hélas ! n'est pas assez hardie.
Mais parmi les chacals, les panthères, les lices, Les singes, les scorpions, les vautours, les serpents, Les monstres glapissants, hurlants, grognants, rampants, Dans la ménagerie infâme de nos vices,
Il en est un plus laid, plus méchant, plus immonde ! Quoiqu'il ne pousse ni grands gestes ni grands cris, Il ferait volontiers de la terre un débris Et dans un bâillement avalerait le monde ;
C'est l'Ennui ! - l'oeil chargé d'un pleur involontaire, Il rêve d'échafauds en fumant son houka. Tu le connais, lecteur, ce monstre délicat, - Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !
June 05
C'est une femme belle et de riche encolure, Qui laisse dans son vin traîner sa chevelure. Les griffes de l'amour, les poisons du tripot, Tout glisse et tout s'émousse au granit de sa peau. Elle rit à la mort et nargue la Débauche, Ces monstres dont la main, qui toujours gratte et fauche, Dans ses jeux destructeurs a pourtant respecté De ce corps ferme et droit la rude majesté. Elle marche en déesse et repose en sultane ; Elle a dans le plaisir la foi mahométane, Et dans ses bras ouverts, que remplissent ses seins, Elle appelle des yeux la race des humains. Elle croit, elle sait, cette vierge inféconde Et pourtant nécessaire à la marche du monde, Que la beauté du corps est un sublime don Qui de toute infamie arrache le pardon. Elle ignore l'Enfer comme le Purgatoire, Et quand l'heure viendra d'entrer dans la Nuit noire, Elle regardera la face de la Mort, Ainsi qu'un nouveau-né, - sans haine et sans remord. June 02
L'un t'éclaire avec son ardeur, L'autre en toi met son deuil, Nature ! Ce qui dit à l'un : Sépulture ! Dit à l'autre : Vie et splendeur !
Hermès inconnu qui m'assistes Et qui toujours m'intimidas, Tu me rends l'égal de Midas, Le plus triste des alchimistes ;
Par toi je change l'or en fer Et le paradis en enfer ; Dans le suaire des nuages
Je découvre un cadavre cher, Et sur les célestes rivages Je bâtis de grands sarcophages. June 01
La rue assourdissante autour de moi hurlait. Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse, Une femme passa, d'une main fastueuse Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;
Agile et noble, avec sa jambe de statue. Moi, je buvais, crispé comme un extravagant, Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan, La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.
Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beauté Dont le regard m'a fait soudainement renaître, Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?
Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être ! Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais, Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais ! May 28
Blanche fille aux cheveux roux, Dont la robe par ses trous Laisse voir la pauvreté Et la beauté, Pour moi, poète chétif, Ton jeune corps maladif, Plein de taches de rousseur, A sa douceur. Tu portes plus galamment Qu'une reine de roman Ses cothurnes de velours Tes sabots lourds. Au lieu d'un haillon trop court, Qu'un superbe habit de cour Traîne à plis bruyants et longs Sur tes talons ; En place de bas troués, Que pour les yeux des roués Sur ta jambe un poignard d'or Reluise encor ; Que des noeuds mal attachés Dévoilent pour nos péchés Tes deux beaux seins, radieux Comme des yeux ; Que pour te déshabiller Tes bras se fassent prier Et chassent à coups mutins Les doigts lutins, Perles de la plus belle eau, Sonnets de maître Belleau Par tes galants mis aux fers Sans cesse offerts, Valetaille de rimeurs Te dédiant leurs primeurs Et contemplant ton soulier Sous l'escalier, Maint page épris du hasard, Maint seigneur et maint Ronsard Épieraient pour le déduit Ton frais réduit ! Tu compterais dans tes lits Plus de baisers que de lis Et rangerais sous tes lois Plus d'un Valois ! - Cependant tu vas gueusant Quelque vieux débris gisant Au seuil de quelque Véfour De carrefour ; Tu vas lorgnant en dessous Des bijoux de vingt-neuf sous Dont je ne puis, oh ! pardon ! Te faire don. Va donc ! sans autre ornement, Parfum, perles, diamant, Que ta maigre nudité, Ô ma beauté !
May 27 Tes pieds sont aussi fins que tes mains, et ta hanche Est Large à faire envie à la plus belle blanche ; A l'artiste pensif ton corps est doux et cher ; Tes grands yeux de velours sont plus noirs que ta chair.
Aux pays chauds et bleus où ton Dieu t'a fait naître, Ta tâche est d'allumer la pipe de ton maître, De pourvoir les flacons d'eaux fraîches et d'odeurs, De chasser loin du lit les moustiques rôdeurs, Et, dès que le matin fait chanter les platanes, D'acheter au bazar ananas et bananes. Tout le jour, où tu veux, tu mènes tes pieds nus Et fredonnes tout bas de vieux airs inconnus ; Et quand descend le soir au manteau d'écarlate, Tu poses doucement ton corps sur une natte, Où tes rêves flottants sont pleins de colibris, Et toujours, comme toi, gracieux et fleuris.
Pourquoi, l'heureuse enfant, veux-tu voir notre France, Ce pays trop peuplé que fauche la souffrance, Et, confiant ta vie aux bras forts des marins, Faire de grands adieux à tes chers tamarins ? Toi, vêtue à moitié de mousselines frêles, Frissonnante là-bas sous la neige et les grêles, Comme tu pleurerais tes loisirs doux et francs, Si, le corset brutal emprisonnant tes flancs, Il te fallait glaner ton souper dans nos fanges Et vendre le parfum de tes charmes étranges, L'oeil pensif, et suivant, dans nos sales brouillards, Des cocotiers absents les fantômes épars !
May 25 Ex-voto dans le goût espagnol
Je veux bâtir pour toi, Madone, ma maîtresse, Un autel souterrain au fond de ma détresse, Et creuser dans le coin le plus noir de mon coeur, Loin du désir mondain et du regard moqueur, Une niche, d'azur et d'or tout émaillée, Où tu te dresseras, Statue émerveillée. Avec mes Vers polis, treillis d'un pur métal Savamment constellé de rimes de cristal, Je ferai pour ta tête une énorme Couronne ; Et dans ma jalousie, ô mortelle Madone, Je saurai te tailler un Manteau, de façon Barbare, roide et lourd, et doublé de soupçon, Qui, comme une guérite, enfermera tes charmes ; Non de Perles brodé, mais de toutes mes Larmes ! Ta Robe, ce sera mon Désir, frémissant, Onduleux, mon Désir qui monte et qui descend, Aux pointes se balance, aux vallons se repose, Et revêt d'un baiser tout ton corps blanc et rose. Je te ferai de mon Respect de beaux Souliers De satin, par tes pieds divins humiliés, Qui, les emprisonnant dans une molle étreinte, Comme un moule fidèle en garderont l'empreinte. Si je ne puis, malgré tout mon art diligent, Pour Marchepied tailler une Lune d'argent, Je mettrai le Serpent qui me mord les entrailles Sous tes talons, afin que tu foules et railles, Reine victorieuse et féconde en rachats, Ce monstre tout gonflé de haine et de crachats. Tu verras mes Pensers, rangés comme les Cierges Devant l'autel fleuri de la Reine des Vierges, Étoilant de reflets le plafond peint en bleu, Te regarder toujours avec des yeux de feu ; Et comme tout en moi te chérit et t'admire, Tout se fera Benjoin, Encens, Oliban, Myrrhe, Et sans cesse vers toi, sommet blanc et neigeux, En Vapeurs montera mon Esprit orageux.
Enfin, pour compléter ton rôle de Marie, Et pour mêler l'amour avec la barbarie, Volupté noire ! des sept Péchés capitaux, Bourreau plein de remords, je ferai sept Couteaux Bien affilés, et, comme un jongleur insensible, Prenant le plus profond de ton amour pour cible, Je les planterai tous dans ton Coeur pantelant, Dans ton Coeur sanglotant, dans ton Coeur ruisselant ! May 24 Au pays parfumé que le soleil caresse, J'ai connu, sous un dais d'arbres tout empourprés Et de palmiers d'où pleut sur les yeux la paresse, Une dame créole aux charmes ignorés.
Son teint est pâle et chaud ; la brune enchanteresse A dans le cou des airs noblement maniérés ; Grande et svelte en marchant comme une chasseresse, Son sourire est tranquille et ses yeux assurés.
Si vous alliez, Madame, au vrai pays de gloire, Sur les bords de la Seine ou de la verte Loire, Belle digne d'orner les antiques manoirs,
Vous feriez, à l'abri des ombreuses retraites, Germer mille sonnets dans le cœur des poètes, Que vos grands yeux rendraient plus soumis que vos noirs.
May 23 Ta tête, ton geste, ton air Sont beaux comme un beau paysage ; Le rire joue en ton visage Comme un vent frais dans un ciel clair. Le passant chagrin que tu frôles Est ébloui par la santé Qui jaillit comme une clarté De tes bras et de tes épaules. Les retentissantes couleurs Dont tu parsèmes tes toilettes Jettent dans l'esprit des poètes L'image d'un ballet de fleurs. Ces robes folles sont l'emblème De ton esprit bariolé ; Folle dont je suis affolé, Je te hais autant que je t'aime ! Quelquefois dans un beau jardin Où je traînais mon atonie, J'ai senti, comme une ironie, Le soleil déchirer mon sein ; Et le printemps et la verdure Ont tant humilié mon coeur, Que j'ai puni sur une fleur L'insolence de la Nature. Ainsi je voudrais, une nuit, Quand l'heure des voluptés sonne, Vers les trésors de ta personne, Comme un lâche, ramper sans bruit, Pour châtier ta chair joyeuse, Pour meurtrir ton sein pardonné, Et faire à ton flanc étonné Une blessure large et creuse, Et, vertigineuse douceur ! A travers ces lèvres nouvelles, Plus éclatantes et plus belles, T'infuser mon venin, ma soeur ! Ta tête, ton geste, ton air
En introduction à cette nouvelle partie de mon blog, je vais parler et mettre des poèmes de mon écrivain de ce style préféré et qui pour ma part et bien au dessus du lot des autres poêtes sans être un flagorneur aimant la plupart des poêtes comme cela sera prouvé plus tard.
Donc, Charles Pierre Baudelaire, né à Paris le 9 avril 1821 et mort le 31 août 1867 à Paris également. Son oeuvre la plus connue est "Les fleurs du Mal "Qui a soulevé des critique de toutes parts. Cette oeuvre mais toujours en exergue l'Horreur et l'extase ; la violence et la volupté ; le beau et le laid ; le spleen et la joie de vivre.
Cette oeuvre a fait grand scandale mais reste comme une des oeuvres maitresses des grandes oeuvres romantiques.
Baudelaire n'a jamais été un poète maudit ou incompris comme beaucoup le disent Au contraire, il a été très bien entouré et avait de nombreux amis.
Alors maintenant passons à son oeuvre maitresse avec quelques poèmes. May 14 Tout d'abord un peu de sa biographie : Il est né dans le village de Bazentin-le-Petit d'une vieille famille noble, comptant de nombreux militaires. Il poursuit des études chez les Jésuites d'Amiens, de 1755 à 1759, avant d'entamer une carrière militaire en 1761, sous le nom de Chevalier de Saint-Martin. Il devient officier sur le champ de bataille de Villingshausen, le 16 juillet de la même année. Obligé de quitter l'armée en 1765, à la suite d'un accident, il travaille pendant quelque temps pour un comptable, puis il se consacre à des études de médecine et se passionne pour la botanique. En 1778, l'Imprimerie royale publie sa Flore française, où il donne des clefs dichotomiques permettant à chacun d'identifier les plantes. Cet ouvrage lui apporte une notoriété immédiate, et lui vaut d'être élu à l'Académie des sciences l'année suivante, avec l'appui de Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon. source et ensuite le lien pour la botanique de Lamarck : http://www.lespointscardinaux.com/lamarck/
Je trouve ce lien super intéressant. May 03 Il se fait principalement à la sortie de l'hiver. Pour croître et fleurir, les plantes d'intérieur puisent dans le terreau présent en faible quantité dans les conteneurs qui les contiennent. Or, les réserves naturelles du terreau ne sont pas inépuisables... Les sels minéraux et autres substances nécessaires aux plantes sont d'une part puisées par ces dernières, d'autre part disparaissent par le lessivage des arrosages successifs. Ainsi, malgré vos soins attentifs et les apports d'engrais, des rempotages réguliers sont nécessaires pour assurer un développement correct et une bonne santé. Quelques renseignements complémentaires : http://www.plante-interieur.com/rempotage.php Une méthode de rempotage Pour faciliter le rempotage, il est important d'avoir une grande surface de travail. Une table recouverte d'un plastique ou d'une vieille nappe fait bien l'affaire. Il faut prendre soin d'avoir en main tous les éléments nécessaires avant de commencer : terreau (substrat), conteneurs (pots) propres, sécateur, gravier... - arroser les plantes quelques heures avant le rempotage, - dépoter la plante en tenant d'une main la base de ou des tiges et de l'autre main, donner un coup sec sur le conteneur, - décompacter la motte à l'aide d'une fourchette ou d'un bâton de bois ; si les racines se sont enroulées à la base de la motte, couper à l'aide d'un couteau tranchant 2 à 4 cm de la partie inférieure de la motte, - mettre au fond du conteneur 2 cm de gravier pour faciliter le drainage, - mettre suffisamment de terreau dans le fond du nouveau conteneur pour que la partie supérieure de la motte arrive à 3 cm sous le bord ; il ne faut pas le remplir complètement de terre (il faut laisser de l'espace entre le rebord et le substrat pour pouvoir y verser une bonne quantité d'eau sans qu'elle déborde sur les côtés), - centrer la plante dans le conteneur et ajouter du terreau tout autour de la motte ; tasser légèrement le terreau sans toutefois le compacter, - arroser abondamment après l'empotage afin d'enlever les poches d'air qui pourraient faire sécher les racines. Certaines plantes sont trop lourdes ou trop volumineuses pour être rempotées. C'est fréquemment le cas aves les ficus, les phoenix... D'autres n'ont pas besoin d'un rempotage régulier. On se contente alors de les "surfacer". Cette opération consiste à ôter quelques centimètres de terre sur le dessus du conteneur, et à la remplacer par du terreau neuf. Les arrosages entraineront les éléments nutritifs vers les racines. Si la plante est vraiment volumineuse, ses besoins sont conséquents et risquent de ne pas être couverts par quelques centimètres de terre. Incorporez alors au terreau un engrais à libération lente, présenté en petite billes, type Osmocote®.
Les plantes succulentes Le terme " succulentes " est utilisé pour des végétaux dont les organes peuvent emmagasiner des réserves durant la période végétative pour pouvoir restituer ses sucs pendant les périodes de repos ou de grandes sécheresses. Ces réserves sont faites d'un suc d'où le terme utilisé pour ce type de plantes. Ces sucs ont la propriété de circuler lentement dans des les tissus sans échauffement ce qui permet donc de résister à de fortes températures. Ce genre de plantes est souvent associé à des plantes vivant dans les zones désertiques très dures ayant des précipitations faibles. Des plantes qui sont nonsucculentes vivent dans de mêmes endroits et portent le nom de "xérophytes "(grex :de xéros (sec) et phyton (végétal)). Ces plantesprésentent des plantes mais elles sont hypertrophiées pour éviter une perted'eau inutile qui serait automatiquement la mort de la plante lorsque les précipitations viennent à manquer dans leur habitat respectif. D'autres plantes ont créé une autre méthode pour contrecarrer l'aridité des lieux. Cette solution est la présence d'un bulbe qui permet d'emmagasiner les sucs qui aide la plante à passer la mauvaise saison jusqu'à l'arrivée des pluies salvatrices. D'autres plantes encore sont annuelles et ne font que de très courtes apparition pour lever, fleurir, faire des graines qui attendront la période suivante de pluie pour recommencer le cycle. On trouve des succulentes dans environ 30 familles botaniques. Il faut y compter celles des cactus qui se sont adaptés eux même pour pouvoir survivre dans ces zones désertiques. La principale caractéristique est la forte succulence de leurs tissus. En effet ceux-ci sont épais et charnus et qui ont la capacité de faire des réserves aqueuses, pendant les périodes de pluie, dans des cellules qui sont elles mêmes extensibles. Dans ces trente familles botaniques, on compte environ 12000 espèces de plantes succulentes en devers le monde. Il en existe dans les zones froides comme les sempervivum et les sedum. Ces différentes espèces sont réparties en 3 types : 1. Les plantes à feuilles succulentes, 2. Les plantes à tronc ou tiges succulentes, 3. Les plantes à racines succulentes. 1/ Les plantes à feuilles succulentes Les feuilles des plantes de ce type sont généralement de couleur verte, gris-vert ou bleu vert. Il arrive que ces feuilles sous l'effet du soleil deviennent rouge voire noire. Il peut y avoir des feuilles cireuses ou des feuilles couvertes de particules (pruines) blanchâtres. Ces deux systèmes ont un seul et même but qui est de réduire l'évaporation de l'eau pendant les périodes les plus chaudes de la journée. D'autres encore sont couvertes de poils très fins qui permettent de tamiser la lumière du soleil et ainsi protéger les tissus porteurs. De même, toujours pour la protection contre la chaleur et la récupération de l'eau de pluie, la disposition de ces feuilles jouent un rôle prépondérant. Les rosettes de feuilles que l'on peut voir chez les Aeonium, par exemple, sont imbriquées les unes dans les autres et se chevauchent comme les tuiles d'un toit pour éviter que le cœur de la plante soit épargner par les averses et aussi que les rayons du soleil ne le touchent que très peu. D'autres rosettes se referment pendant la période de repos comme chez les Greenovia. Cela protège ainsi le cœur des vicissitudes du climat. Chez certaines plantes la protection de leurs tiges fines et très fragiles est constituée de nombreuses petites feuilles qui finissent par faire des écailles comme chez certaines Anacampseros. Pour les succulentes, les feuilles sont indispensables pendant la période végétative mais non pendant la période de repos ce qui implique que ces feuilles sont généralement caducs et tombent pendant la mauvaise période pour amenuiser la consommation de l'eau des tissus. C'est le cas pour les Pachypodium par exemple ou les plantes à caudex comme les Baobab. D'autres encore ont des feuilles très charnues qui ressemble alors plus à des organes (Lithops, Frithia, certains Haworthias …). Ces organes pendant la période de sécheresse sont la survie de la plante. Ils se déshydratent en grande partie ce qui les fait se rétracter et ne montrant alors que le sommet de la feuille au niveau du terrain. Cette partie permet de capter la lumière et ainsi effectuer les fonctions chlorophylliennes vitales à la survie de ces plantes. 2/Les plantes succulentes à tronc ou tige Il en existe une grande variété tant en taille qu'en forme. En faite de tronc, c'est plutôt un organe constitué d'une masse de tissus à chair tendre ou des fibres très serrées. Ce " tronc " joue alors le rôle de réserve. Ces plantes peuvent être très petites (15 cm) à très grandes (15m). Les feuilles sont souvent inexistantes ou très réduit. Les fonctions chlorophylliennes sont alors faites par le tronc lorsqu'il est jeune et par les nouvelles pousses plus tard. Dans ces plantes, on trouve les familles de Cactacées ou d'Euphorbiacées. Il est fascinant de constater le gonflement et l'inverse des tissus selon les périodes de l'année. Mettez vous dans la tête l'image d'un soufflet d'accordéon. Cela prouve la grande élasticité du squelette de ces plantes. Toujours pour la lutte pour la vie, certaines plantes ont des tronc particuliers et sont réparties dans deux groupes : a/les plantes caudiciformes. Ce sont des plante qui possèdent un organe de réserve renflé et vivace lui permettant de résister à une période de sécheresse, le caudex, situé à la base de la plante et n'effectuant pas la photosynthèse. La partie aérienne est couvent constituée de tiges minces ou de lianes. b/ les plantes pachycaules. La partie basse du tronc est très large genre pied d'éléphant et allant en s'amincissant vers le sommet. Ces plantes ont des formes colonnaires ou tordues pouvant atteindre plusieurs mètres de hauteur. Ces plantes se mettent en dormance lors de la période de sécheresse et attendent les futures pluies pour renaître. 3/ Les plantes à racines succulentes Souvent très développées, elles ressemblent à un gros navet d'où le nom de napiforme. Il arrive que la partie souterraine soit plus importante que la partie visible à la surface du sol. Comme pour les feuilles succulentes ou les caudex, ces racines jouent le rôle de réserve pendant les périodes de disette. Ce "navet " a un réseau périphérique important de radicelles (racines très fines) qui ont pour fonction de puiser les éléments nutritifs du sol pour les amener dans la partie centrale qui ne peut le faire toute seule. Elles permettent aussi d'ancrer mieux la plante dans le sol. Pour certaines plantes, ces racines peuvent être constituées de protubérance faisant des chapelets ou peuvent former des tubercules.
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